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La véritable info n’est pas un luxe, c’est un droit !

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“Plus une société s’éloigne de la vérité, plus elle détestera ceux qui en parlent” (The further a society drifts from truth, the more it will hate those that speak it) George Orwell

Les règles de la propagande de la guerre :

  • cacher les intérêts
  • diaboliser
  • pas d’Histoire
  • organiser l’amnésie

Les trucs du parfait diaboliseur : étiquetage, amalgame, censure, falsification de photos, occultation de faits réels ou de véritables positions… Un festival signé par vos médias préférés !

« Antisémite », « complotiste », « ami des dictateurs », « rouge-brun »,  « confusionniste » ! De nombreux journalistes ou écrivains qui critiquent les États-Unis ou Israël sont victimes de ces accusations graves répandues en boucle sur Internet.
Alors, vous vous dites peut-être : « Il n’y a pas de fumée sans feu, cet auteur doit quand même avoir quelque chose à se reprocher. Je m’abstiens de le lire ou de l’écouter. ».
Attention ! Tel est peut-être justement le but recherché par une campagne de rumeurs, dresser un cordon sanitaire autour d’auteurs qui dérangent !

Sur Internet, où on trouve à boire et à manger, nous avons donc tous intérêt à nous poser les questions que doit se poser, dans un tribunal, un juge intègre et consciencieux :

    1. Ai-je entendu les deux parties ?
    2. M’a-t-on présenté des preuves fiables ?
    3. Essaie-t-on de me manipuler ?

Pour permettre à chacun de se faire librement une opinion sans être manipulé, voici une petite observation des trucs et procédés qu’on retrouve dans toutes ces campagnes de diabolisation. Dix critères pour juger si le dossier est sérieux ou bidon.

Les 10 commandements du parfait diaboliseur

  1. Il ne donne pas la parole à l’accusé ou si peu !
    Le diaboliseur ne vérifie jamais auprès de « l’accusé » l’exactitude des faits reprochés, ni s’il existe une explication différente de ces faits ou si l’accusé aurait éventuellement changé d’avis. Tout se passe comme si connaître la vérité ne l’intéresse pas.
  2. Il cache les y-textes ou contenus qui le contredisent !
    Le diaboliseur ne fournit pas de preuves. Même quand « l’accusé » a écrit exactement le contraire de ce qu’on lui reproche, le diaboliseur cache soigneusement ces textes à son public.
  3. Il cache ses motivations !
    Le diaboliseur fait semblant de s’attaquer à une seule cible, qui serait dangereuse mais isolée. Cependant, quand on considère l’ensemble des cibles, tout le monde devient « conspi » ou « antisémite ». Vous ne l’aviez pas remarqué mais ce sont tous des « complotistes », des « antisémites » ou les deux ! En fait, on diabolise ainsi tous ceux qui critiquent ou s’opposent.
  4. Il recopie ou pompent sur les médias !
    Le diaboliseur ne remet jamais en cause l’info des médias officiels. Bien qu’il ait été prouvé que chaque guerre est accompagnée de désinformation, le diaboliseur recopie cette version médiatique officielle comme si elle était totalement fiable. Et si l’accusé la met en doute, c’est la preuve de son « complotisme » et de sa mauvaise foi. Même quand il se prétend de gauche, le diaboliseur ne se gêne pas pour réutiliser les positions et arguments de la droite.
  5. Il faut semblant de ne pas comprendre !
    Le diaboliseur supprime toute nuance dans le discours de sa cible. Par exemple, quand Washington attaque la Libye ou la Syrie, si vous démontrez que des intérêts économiques ou stratégiques sont en jeu, que la guerre ne fait qu’aggraver les problèmes et qu’il vaut mieux chercher une solution négociée, alors vous « soutenez les dictateurs ». Même si vous avez écrit exactement le contraire.
    La confusion est systématiquement créée entre « s’opposer à la guerre » et « soutenir un dictateur ». Le diaboliseur fait semblant de ne pas comprendre la différence entre les deux. Son vrai but est de manipuler l’émotion légitime du public et l’empêcher de raisonner.
  6. Il empêche le débat sur ses propres opinions et ses financements !
    Le diaboliseur prend soin de ne pas dévoiler ses propres positions, et parfois aussi ses financements. Il n’avoue jamais qu’il s’appuie sur des think tanks et lobbies financés par des grandes puissances. Il ne dit jamais qu’il soutient tel gouvernement, telle guerre ou telle politique néolibérale et pourquoi. Ce n’est pas le débat qui l’intéresse, mais d’exclure « les mauvais » du débat.
    Pour cette raison, la plupart des diaboliseurs avancent masqués. Parfois la même personne utilise divers pseudonymes. Autre technique de manipulation : les diaboliseurs se citent les uns les autres en boucle afin de donner l’impression que « tout le monde le dit ». Les diaboliseurs coupent la parole pour empêcher le débat ou parlent le plus fort pour masquer l’opinion qui pourraient leur faire du tort.
  7. Il colle des étiquettes !
    Pour discréditer, le diaboliseur cache la véritable position et les arguments du diabolisé. Il se contente de lui coller des étiquettes : « antisémite », « complotiste », « ami des dictateurs » ou des termes flous sans valeur objective : « controversé », « peu crédible ». La véritable position du diabolisé est ainsi caricaturée.
  8. Il insinue plutôt qu’il explique !
    Pour éviter d’être poursuivi en justice pour diffamation, le diaboliseur remplace souvent l’accusation claire et nette par une insinuation indirecte. Il crée une impression générale de suspicion pour refuser la discussion franche.
  9. Il pratique l’amalgame pour noircir !
    Son dossier étant vide d’arguments pour critiquer la cible, le diaboliseur pratique l’amalgame. Il associe sa cible – sans aucune logique – à d’autres personnes ou mouvements : « Machin a rencontré Chose qui lui-même a rencontré Truc qui est lié à l’extrême droite, donc Machin est d’extrême droite ». Variante : Machin a soutenu Truc il y a dix ans, et depuis Truc est devenu d’extrême droite, alors Machin est responsable de cette évolution et est aussi d’extrême droite. Aberrant ! Sauf si le but est de noircir à tout prix.
  10. Il frappe et disparaît !
    Le diaboliseur applique à sa manière un principe de la guérilla : « Frappe et fuis ». Il refuse soigneusement tout débat contradictoire. Il consacre de longs textes ou des émissions entières à dénigrer en prenant soin que le diabolisé ne puisse se défendre.
    Les sites diaboliseurs censurent les droits de réponse et même les questions de leurs propres sympathisants. Car toute discussion franche les démasquerait.

Source Investig’Action du 4 avril 2016: Les 10 commandements du parfait diaboliseur

Sylvie FOURCADE

Bombshells Dropped, HB, BO Missing? IG FISA Report On The Way – Episode 1992b

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