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Argentine 2001, prélude à la mondialisation, mémoire d’un saccage

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A la lecture du déroulement de la descente aux enfers de l’Argentine, il est facile de comprendre que c’est un scénario bien huilé que les mondialistes répètent dans tous les pays de la planète qu’ils veulent soumettre ! Il est plus que temps de prendre conscience de ce qui peut advenir en France, ce que les Gilets Jaunes ont fort bien compris puisque subi directement ou indirectement!

De la dictature militaire à 2004, l’Argentine a subi l’un des effondrements économique et social les plus brutaux qu’un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l’ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l’aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales. Cette politique de la terre brûlée a abouti à un véritable génocide social, un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées. Ce documentaire dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe et est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu’ils sont prévisibles et qu’ils se passent en terre abondante. Ce sont les grandes manifestations de 2001 lors de la chute du gouvernement de Fernando de la Rua qui ont donné l’envie à Fernando E. Solanas de faire un film : “J’ai été tellement impressionné par ce qui se passait que je suis sorti dans la rue avec ma caméra”. La moitié du film a ainsi été tournée en DV par le réalisateur, dans la rue. “Ensuite, j’ai tourné encore sept semaines avec une steadycam et une équipe de cinq personnes. Il y a aussi 30 minutes d’images d’archives”. Documentaire 114 mn de Fernando E. Solanas, tire original “Memoria del Saqueo” 2004

Argentine, octobre 2001, le gouvernement de l’Alliance perd les élections législatives, le président Fernando De La Rùa (1937/2019) refuse de changer de politique. En deux ans de pouvoir, son programme progressiste a été remplacé par les plans du FMI, dans la continuité de Carlos Menem. La récession s’accentue, des millions de pauvres et de chômeurs, une fuite massive des capitaux, les banques bloquent les comptes… La crise s’aggrave. Le 19 décembre 2001, le président De La Rua décrète l’état de siège sur tout le territoire national. Des milliers de citoyens rejoignent le mouvement. Travailleurs, femmes au foyer, employés, retraités, enseignants et étudiants, héritiers de ceux qui pendant des années, ont défié les dictatures et les persécutions, supporté les politiques d’austérité ont été trahis par la démocratie.
Que s’est-il passé en Argentine ?
Comment est-ce possible que sur une terre si riche tant de gens aient faim ?
Le pays a été dévasté par un nouveau type d’agression perpétré en temps de paix et de démocratie. Une violence quotidienne et silencieuse qui a fait plus de victimes sociales, plus d’émigrés et de morts que le terrorisme de la dictature et la guerre des Malouines.

  1. La dette éternelle
  2. Chronique de la trahison des politiques
  3. La dégradation républicaine (la privatisation d’entreprises d’État, un pouvoir absolu, dictatorial, la complicité des médias, la trahison des électeurs…)
  4. Le modèle économique néolibéral (le pouvoir médiatique devient le moteur de changement, la politique devient spectacle, une catastrophe sociale, les riches font fortune, la classe moyenne est anéantie, les plus pauvres sont de plus en plus nombreux…60% de la richesse du pays sont allés aux 10% les plus riches)
  5. Les privatisations en dessous de leur valeur (télévisions, radios téléphonie, systèmes de péage, concessions routières et ferroviaires, la compagnie aérienne nationale… et des subventions en milliards pour ces entreprises désormais privées, impunité et protection juridique au bénéfice des groupes économiques au détriment des consommateurs, ces grands groupes économiques finançant toutes les campagnes électorales, tous les gouvernements, tous les coupes d‘État…)
  6. La liquidation du pétrole et du gaz… bradé
  7. Corporatisme (les partis n’ont plus rien à proposer et se transforment en corporation de professionnels sans autre loyauté que leurs propres privilèges, les syndicats trahissent les travailleurs et bâtissent des fortunes personnelles, les politiques profitent de l’impunité de la Cour suprême)
  8. Mafiocratie (hommes d’affaires, politiques, magistrats, trafiquants, fonctionnaires, syndicalistes et membres des médias, banquiers, narcotrafiquants, contrebandiers, mafia de l’or, douaniers, policiers, fuite de capitaux, blanchiment d’argent, pots-de-vin… des crimes impunis)
  9. Le génocide social, de 18% d’enfants sous-alimentés, on est passé à près de 80%. Le médecin argentin Juan Pedro Garrahan (1893/1965) a écrit dans un livre « La sous-alimentation est une maladie socio-économique et culturelle qui se soigne en mettant tout le monde au travail ». Des enfants de personnes vivent dans et des décharges, les filles enceintes de 14/15 ans, ils mangent un jour sur deux… Ce sont des survivants de la 2e génération de sous-alimentés qui donnent naissance à ces enfants. Beaucoup d’enfants meurent, ceux qui survivent sont plus petits, moins forts, de moindre capacité intellectuelle. Tout cela est un manque d’éthique, une cruauté inconcevable. Ce sont des gens comme vous et moi, on ne peut pas les considérer comme un sous-produit de la société, c’est révoltant. Ils devraient avoir le droit à l’eau potable ! On parle des droits de l’homme, quels droits ont ces personnes ? On connaît le système, 90% d’indigents, 10% qui possèdent tout. Ce que l’on ne voit pas dans ce pays, ce sont les gens qui naissent, vivent et meurent sans existence juridique. Alors que le pays produit des denrées suffisantes pour nourrir 300 millions de personnes, les maladies incurables et la sous-alimentation provoquent chaque jour en Argentine la mort de 55 enfants, 35 jeunes et adultes et 10 personnes âgées soit une moyenne de 35.000 personnes par an. En 1998, l’Argentine était présentée par le FMI comme le modèle à suivre. La responsabilité des gouvernements dans le génocide social n’exonère ni les organismes internationaux, ni leurs mandataires, les États-Unis et l’Europe, ni les relations commerciales injustes entre Nord et Sud. Ces programmes néo-racistes ayant généré d’énormes bénéfices de centaines de milliards de dollars aux prix d’une ségrégation et de la mort prématurée de millions de personnes sont des crimes de lèse-humanité en temps de paix. Les auteurs ne peuvent bénéficier d’impunité.
  10. Le début de la fin, le modèle néolibéral s’est achevé en hécatombe, les biens vendus peuvent être récupérés, les responsables n’ont pas réussi à tout vendre, les soulèvements dans le pays ont eu raison des crimes mafieux avec l’insurrection du 20 décembre 2001, le président De La Rùa démissionne. Une première victoire argentine contre la mondialisation. Nestor Kirshner (1950/2010) sera consacré président de l’Argentine, le 25 mai 2003…

En 2015, Mauricio Macri, qui promettait, à son arrivée au pouvoir, de réduire la pauvreté et l’inflation, a considérablement échoué. Le pays a traversé pendant plus d’un an une grave crise économique et sociale, 35 % des Argentins vivant sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage étant à son plus haut niveau depuis 2006, et l’inflation explosait.

Le 27 octobre 2019, le péronisme vainqueur de la présidentielle dès le premier tour avec Alberto Fernandez et sa candidate à la vice-présidence, l’ex-présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Sylvie FOURCADE

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