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Le capitalisme, c’est la guerre, l’intelligence des foules, la paix !

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Mallence vient du pays le plus riche du monde, et pourtant…

Pourquoi est-ce que 5.000 unités de notre monnaie valent-elles une unité de votre monnaie, alors que nous sommes ceux qui possédons :
– les récoltes de café, cacao, fruits et légumes,
– les réserves de diamants, d’or, de 20 minéraux précieux, du pétrole récemment découvert, du platine, de l’ilménite pour fabriquer du titane, du rutile (oxyde de titane), du minerai de fer, de la tantalite (connu sous le nom de coltan)…

Il est évident que l’aide ne provient pas de l’Afrique de l’Ouest, mais va de l’Afrique vers le monde occidental. Le monde occidental dépend de l’Afrique de toutes les manières possibles, certaines ressources alternatives sont rares. Alors, comment l’Occident s’assure-t-il que l’aide gratuite continue à venir en Afrique ? En déstabilisant systématiquement les nations africaines les plus riches par leur système soutenu par d’énormes campagnes de relations publiques, laissant croire au monde entier que l’Afrique est pauvre et mourante et ne fait que survivre à la merci de l’Occident. Bien joué !

Oxfam, l’UNICEF, la Croix-Rouge, Life Aid et toutes les autres organisations qui organisent en permanence des campagnes de publicité de plusieurs millions de dollars, illustrant la déferlement charitable, soutiennent cette image de l’Afrique dans le monde. Comment peut-on espérer des dons de pays qui ont si peu? Vous adorez venir avec votre papier de couleur (argent) en échange d’or, de diamants… mais vous devriez plutôt venir les mains vides, avec intégrité et honneur. C’est ce qui se passe dans le monde humain. Le monde que nous avons créé.

Le capitalisme, c’est la guerre, l’intelligence des foules, la paix !

L’été 2008 a été marqué par un nouveau déchaînement de la barbarie guerrière du capitalisme. En Géorgie, en Afghanistan, au Liban, en Algérie, au Pakistan, ce sont essentiellement des populations civiles qui ont été sauvagement massacrées dans les conflits armés entre les différentes cliques impérialistes. Ce sont aussi de jeunes garçons, à peine sortis de l’adolescence, qui ont été décérébrés pour servir de chair à canon dans les attentats terroristes et les interventions militaires des petites et grandes puissances. Partout le capitalisme sème la mort ! Partout la classe dominante se vautre, jour après jour, dans la boue et le sang !

Et une fois encore, c’est au nom de la “paix”, de la lutte contre le “terrorisme”, de la défense de la “civilisation”, des “droits de l’homme” et de la “démocratie” que la bourgeoisie, en France comme aux Etats-Unis et dans les autres pays européens, participe au déchaînement de ce chaos sanglant. En prétendant vouloir jouer les justiciers en Géorgie, en Irak ou en Afghanistan, les grandes puissances ne visent, en réalité, qu’à défendre leurs propres intérêts de requins impérialistes sur la scène internationale.

Les promesses de George H.W. Bush père d’un “Nouvel Ordre Mondial” censé ouvrir une nouvelle ère de “paix” et de “prospérité” après l’effondrement du bloc de l’Est, apparaissent maintenant de plus en plus clairement pour ce qu’elles étaient : un énorme mensonge ! C’est au nom de cet “Ordre Mondial” que fut déclenchée la première croisade de l’Occident “civilisé” contre la “barbarie” du régime de Saddam Hussein : l’opération “Tempête du désert” en 1991 qui a permis à l’Etat américain d’expérimenter ses nouveaux armements (et notamment les bombes à effet de souffle qui retournaient les soldats irakiens comme des gants !). En réalité, cette intervention militaire massive des grandes puissances “démocratiques” n’a fait qu’ouvrir une boîte de Pandore et aggraver le chaos mondial.

La folie meurtrière du capitalisme ne peut que continuer à se déchaîner. Parce que ce système décadent est basé sur la division du monde en nations concurrentes, ayant des intérêts antagoniques, il porte avec lui la guerre. Le seul moyen de mettre fin à la barbarie guerrière, c’est d’en finir avec le capitalisme. Et cette perspective de renversement du capitalisme n’est pas une tâche impossible à réaliser.

La guerre n’est pas une fatalité face à laquelle l’humanité serait impuissante. Le capitalisme n’est pas un système éternel. Il ne porte pas seulement en son sein la guerre. Il porte aussi les conditions de son dépassement, les germes d’une nouvelle société sans frontières nationales, et donc sans guerre.

En créant une classe défavorisée partout dans le monde, le capitalisme a donné naissance à son propre fossoyeur. Parce que la classe exploitée, contrairement à la bourgeoisie, n’a pas d’intérêts antagoniques à défendre, elle est la seule force de la société qui puisse unifier l’humanité. Elle est la seule force qui puisse édifier un monde basé non pas sur la concurrence, l’exploitation et la recherche du profit, mais sur la solidarité et la satisfaction des besoins de toute l’espèce humaine. Et cette perspective n’est pas une utopie !

Contrairement à ce que prétendent les sceptiques de tous poils et les idéologues de la classe dominante, la classe exploitée peut en finir avec la guerre et ouvrir les portes de l’avenir. Elle a pu mettre fin à la première boucherie mondiale grâce à la révolution d’Octobre 1917 en Russie et à la révolution en Allemagne en 1918.

Depuis la fin des années 1960, c’est la reprise des luttes contre les effets de la crise économique qui a empêché la classe dominante d’embrigader la force de travail des pays centraux dans une troisième guerre mondiale.

Aujourd’hui, face à l’aggravation de la crise économique et aux attaques contre toutes leurs conditions de vie, face à l’impasse du système capitaliste, “ceux d’en bas” ne sont pas prêts à accepter passivement le renforcement de la misère et de l’exploitation, comme en témoignent les révoltes qui ont surgi aux quatre coins du monde ces dernières années.

Le chemin est encore long avant que les peuples puissent hisser ses combats à la hauteur des enjeux posés par la gravité de la situation présente. Mais la dynamique des luttes actuelles marquées par la recherche de la solidarité, de même que l’entrée des nouvelles générations dans le combat de classe, montre la bonne voie.

Face à la barbarie guerrière, les peuples des pays centraux ne peuvent pas rester indifférents. Ce sont leurs frères de classe qui tombent tous les jours sur les champs de bataille. Ce sont les populations civiles (hommes, femmes, enfants, vieillards) qui sont à chaque conflit décimés par les pires actes de barbarie que le capitalisme aux abois sécrète de tous ses pores.

Face aux horreurs de la guerre, l’intelligence des foules n’a qu’une seule attitude à adopter : la solidarité.

Pour beaucoup de professionnels des nouvelles technologies, Howard Rheingold est la pythie qui annonce les prochaines révolutions, l’ordinateur personnel associé aux interfaces graphiques en 1985, l’internet et les communautés virtuelles en 1993. Critique, écrivain et enseignant américain, ses spécialités sont l’étude des implications sociales, culturelles et politiques des rapports que l’Homme entretient avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et tout particulièrement avec Internet, le téléphone mobile et les communautés virtuelles (ou virtual communities, terme dont on lui attribue souvent l’invention). En traversant le carrefour de Shibuya, à Tokyo, au milieu d’une marée humaine aux yeux rivés sur ses portables, Rheingold a connu sa troisième épiphanie (le mot est de lui), l’association du microprocesseur, de l’internet et des technologies mobiles sera à l’origine de « la prochaine révolution sociale ». Smart Mobs, le livre en 2003 (Foules Intelligentes dans sa traduction française en 2005), est né de cette intuition.

Le premier chapitre, nourri de recherches japonaises et finlandaises, annonce ainsi une prise en compte des dynamiques sociales qui cède vite la place à la fascination (justifiée) vis-à-vis des inventions, des concepts et des idées portées par les penseurs, chercheurs et entrepreneurs que Rheingold va dénicher aux quatre coins du monde.
Seconde conclusion : les technologies permettent désormais « d’agir ensemble de manières nouvelles et dans des circonstances où l’action collective n’était pas possible auparavant ». C’est ici qu’arrivent les smart mobs, ou foules intelligentes, qui se composent « de personnes capables d’agir ensemble sans même se connaître ». Rheingold considère que « l’histoire des sociétés humaines est celle d’un progrès tiré par l’action collective ». Le chapitre 2, « Technologies de la coopération », appelle à la rescousse la théorie des jeux, l’économie expérimentale et les neurosciences pour démontrer que la collaboration peut s’avérer plus productive que la poursuite à courte vue de l’intérêt personnel et d’autre part, que les individus sont plus altruistes (ou coopératifs) qu’on ne le croit. Les technologies sur lesquelles s’appuient les smart mobs seraient alors en mesure de révéler ce potentiel de collaboration à lui-même, et de faire émerger de nouveaux biens communs.

Howard Rheingold en est conscient, qui soulève à plusieurs reprises des questions nécessaires. Les risques qu’il souligne méritent réflexion : surveillance généralisée, disparition de la sphère privée concomitante avec la privatisation de l’espace public, nouvelles formes d’incivilité et de criminalité, tyrannie de la connexion et de l’urgence… Après beaucoup d’autres, il décrit aussi le conflit toujours vif entre une approche « média », qui considère l’utilisateur avant tout comme un consommateur, et un monde plus ouvert, dans lequel l’innovation émerge des utilisateurs eux-mêmes, auxquels les technologies confèrent un pouvoir nouveau d’initiative et de création.

Grâce à ces technologies à disposition, cette solidarité internationale avec les victimes de bains de sang à travers le monde doit se manifester d’abord en refusant de choisir un camp belligérant contre un autre. L’intelligence des foules doit se manifester en développant ses luttes contre les attaques du capital, contre ses exploiteurs et ses massacreurs. Elle doit développer son unité et sa solidarité de classe internationale en faisant vivre : “United we stand, divided we fall ! Together, we are strong!” (Unis nous sommes, divisés nous tombons! Ensemble, nous sommes forts!).

Sylvie FOURCADE

Special Restored Republic via a GCR Report as of Nov. 7, 2019

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