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Les révoltes en cours par pays

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Last update 11 novembre 2019… Comment expliquer la multiplication des mouvements sociaux, économiques ou politiques dans le monde ? L’année 2019 est-elle l’année d’un soulèvement planétaire ?
Des révoltes parfois différentes, mais souvent similaires ou qui cultivent les similitudes, les symboles et les messages communs, l’alliance de la classe moyenne aux classes populaires, la solidarité internationale, une culture universelle… Apprendre à Beyrouth que le peuple se soulève au Chili, au Chili qu’il se lève en Equateur rend aussi la contestation légitime. Et qu’elle est possible puisque d’autres le font. Avec la mobilisation sur les réseaux sociaux, l’absence de leader, hormis en Catalogne, toutes ces insurrections visent au final un objectif commun : la dénonciation des inégalités, la demande de démocratie, le rejet des élites et une classe politique, qui tente d’asservir totalement les peuples avec son objectif de Nouvel Ordre Mondial !
L’étincelle qui déclenche la colère peut sembler dérisoire, la goutte d’eau qui fait déborder le vase comme la hausse du prix du carburants en France, des tickets de métro au Chili ou la taxe sur les appels WhatsApp au Liban… mais elle est révélatrice d’un malaise plus profond. Nous le subissons aussi depuis quelques années, le temps devient de plus en plus court et la réactivité est de plus en plus vive. La globalisation est un formidable facteur de contraction du temps et de l’espace, et les réseaux sociaux sont un facteur de concentration et de réactivité. Avec la mondialisation et la crise financière 2007/2009, les inégalités ont augmenté simultanément de manière encore plus visible. Ces faits sont perçus par des populations de plus en plus éduquées et informées. Il y a un double effet comme la forte pastille rafraîchissante : les inégalités augmentent et cette réalité est de plus en plus connue et perçue par tous. Il y a aussi une véritable demande de démocratie dans ces révoltes. Nous assistons, à chaque fois, à l’expression de la souveraineté populaire, qui est à la base de la démocratie. Le nombre de drapeaux nationaux désormais dans les rues envoie également un message clair à des dirigeants incapables de prendre en compte les revendications de leur peuple et de sortir de l’impasse car ils ne pensent qu’à eux-mêmes, à la conservation du pouvoir.
« L’Internet présente une menace pour ceux qui savent et qui décident, parce qu’il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique » Jacques Attali (économiste français, né à Alger, pro Nouvel Ordre Mondial), Libération, 5 mai 2000

Afrique du Sud : Des milliers de femmes sud-africaines sont descendues dans la rue jeudi 5 septembre 2019, pour protester contre l’échec du gouvernement à faire face à la montée de la violence à l’égard des femmes à la suite d’une série d’attaques brutales qui ont secoué le pays. Au moins 137 infractions sexuelles sont commises chaque jour en Afrique du Sud, principalement à l’encontre de femmes, selon les chiffres officiels.

Argentine : Dans un pays en crise, où un tiers de la population ne mange pas à sa faim, beaucoup veulent se débarrasser du chef de l’Etat, Mauricio Macri, lors de la présidentielle de ce dimanche 27 octobre 2019.

Algérie : Le 22 février 2019 signe la naissance du soulèvement du peuple en Algérie, appelé Révolution du Sourire. Les manifestants protestent dans un premier temps contre la candidature d’Abdelaliz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel. Finalement c’est un départ de tous les dignitaires du régime qui est demandé. Malgré la démission du Président le 2 avril 2019, remplacé en intérim par Abdelkader Bensalah, les rues algériennes ne désemplissent pas. Des millions de personnes, réclamant la chute du régime, marchent essentiellement, chaque mardi et vendredi. Huit mois après le début des contestations, la situation est inquiétante, la répression s’intensifie, notamment après ceux qui brandissent le drapeau berbère dans les marchés. De nombreuses arrestations pour ce simple fait sont à dénoncer. Sont à noter de nombreuses arrestations d’opposants politiques, de journalistes, d’activistes. L’armée, elle tente d’empêcher les accès à Alger, empêchant les manifestants de la région d’accéder à la manifestation. Cette tentative de paralysie du mouvement semble vaine.

Azerbaïdjan : La police azerbaïdjanaise a arrêté samedi 19 octobre 2019 de nombreux manifestants, dont Ali Karimli, le chef du principal front populaire, au début d’une manifestation prévue contre les bas salaires, la corruption et le manque de démocratie dans l’ex-État soviétique, riche en énergie. Les manifestants ont des revendications très diverses, notamment des salaires plus élevés pour les employés de l’État et des élections justes et indépendantes dans un pays longtemps accusé par les groupes de défense des droits de l’Homme et les gouvernements occidentaux de manque de transparence. Plus de 80 autres manifestants ont été arrêtés après lui. L’Azerbaïdjan est gouverné par le président Ilham Aliyev depuis 2003, année où il a succédé à son père.

Belgique : Ils étaient plus d’un millier de manifestants à Bruxelles, le 8 décembre 2018. En Wallonie, région francophone de la Belgique, le mouvement des Gilets jaunes a fait des émules dès le début de la contestation en France. Comme chez leurs voisins, ils revendiquent plus de justice sociale et une revalorisation du pouvoir d’achat.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté ce dimanche 20 octobre 2018 à Bruxelles contre toute libération anticipée du célèbre assassin, Marc Dutroux, quelques jours après que les procureurs eurent examiné son cas. Le pédophile et meurtrier condamné, qui aura 63 ans en novembre, a été condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité en 2004 pour avoir enlevé et violé six filles en 1995-1996 et pour la mort de quatre d’entre elles.

Bolivie : L’élection de dimanche 20 octobre 2019 offre aux Boliviens l’occasion d’exprimer leur opposition au gouvernement Morales et de débarrasser le monde d’un dirigeant autoritaire. Depuis début juillet, la forêt de Chiquitano, qui abrite plus de 500 espèces uniques et plus de 100.000 peuples autochtones, est le point d’origine du fleuve Amazone, a perdu plus de 4 millions d’hectares à la suite d’incendies. Et les frustrations des Boliviens à propos du rôle de leur chef dans ces incendies, ainsi que de son régime de plus en plus autoritaire, sont en train de bouillir. Le mécontentement des Boliviens a été canalisé par le biais de « cabildos », manifestations massives et pacifiques reconnues par la constitution bolivienne pour exiger un changement de politique publique. Ces « cabildos » ont demandé l’annulation des lois anti-environnementales de Morales et déclaré la désobéissance civile à l’encontre de la candidature illégale de Morales aux prochaines élections. Des « cabildos » ont eu lieu dans six des neuf principales villes de la Bolivie: Santa Cruz, Tarija, La Paz, Cochabamba, Oruro et Potosi.
Evo Morales a été réélu le 20 octobre pour un quatrième mandat jusqu’en 2025 mais l’opposition a dénoncé une « fraude ». Une vague de contestation a éclaté en Bolivie dès le lendemain du scrutin.
Dix-sept jours après le début des manifestations contre la réélection d’Evo Morales, au moins trois unités de police ont rejoint les manifestants. Le président dénonce un coup d’Etat « en cours ». Au moins trois unités de police se sont mutinées, dans la ville de Cochabamba (centre) tout d’abord, puis à Sucre (sud, capitale de la Bolivie) et à Santa Cruz (est), une région riche à l’est du pays et un bastion d’opposition. Des scènes de fraternisation entre policiers et manifestants de l’opposition ont été observées dans la capitale. En plus des mutineries dans ces trois villes, des dizaines de policiers ont défilé vendredi soir (8 novembre 2019) avec des manifestants de l’opposition criant des slogans hostiles à M. Morales sur l’avenue Prado, la principale artère de La Paz.
Update 11 novembre 2019 : Le chef de l’État, Evo Morales, avait promis ce dimanche 10 novembre 2019 de convoquer une nouvelle élection présidentielle, après la publication d’un rapport de l’Organisation des États américains (OEA), réclamant l’annulation du scrutin contesté du 20 octobre pour cause d’irrégularités. Il avait également annoncé le remplacement des membres de la commission électorale, conformément aux recommandations de l’OEA qui avait recommandé dans un rapport préliminaire, la tenue d’un nouveau scrutin, de « graves » irrégularités ayant entaché celui du 20 octobre. L’OEA avait jugé statistiquement peu probable qu’Evo Morales ait obtenu la marge de 10% nécessaire pour être élu et invitait la Bolivie à se doter de nouvelles autorités électorales avant la tenue d’une nouvelle élection…. Après plusieurs démissions de ministres, le président bolivien annonce qu’il démissionne à son tour après trois semaines de fortes protestations contre sa réélection à un quatrième mandat. « Je renonce à mon poste de président », a déclaré à la télévision le leader indigène de 60 ans, au pouvoir depuis 2006 et dont l’armée et la police venaient de réclamer le départ. En trois semaines, la vague de contestation a fait trois morts et 383 blessés.

Burkina Faso : Le 29 novembre 2018, quelques 3.000 burkinabé, selon le site d’informations Afriquesur7, se sont réunies à Ouagadougou pour dénoncer l’augmentation du prix du carburant, à l’appel de la coalition nationale de lutte contre la vie chère. La plupart avaient opté pour la chemise rouge à la place du gilet jaune. D’autre part, la recrudescence des attaques terroristes au Burkina Faso a commencé en 2014, à la chute du dictateur Blaise Compaoré. Quatre ans plus tard, en décembre 2018, l’état d’urgence a été institué dans les provinces du nord du pays. Aujourd’hui, les chrétiens sont menacés et vivent dans la peur et les forces de sécurité du Burkina Faso sont dans l’incapacité d’empêcher les attaques terroristes contre les chrétiens qui luttent pour leur survie.

Catalogne : Depuis la condamnation des dirigeants indépendantistes, c’est toute une constellation de mouvements, allant des anarchistes aux citoyennistes de l’ANC et d’OMNIUM en passant par la CUP et son idée de république municipaliste, qui veut l’indépendance de la Catalogne. Vendredi soir, ils et elles étaient un million dans Barcelone à manifester et à tenir tête aux Mossos, la police catalane qui est main dans la main avec la police nationale. La Catalogne est une région traversée par un tissu social de comité de défenses, de centres sociaux, d’organisations auto-gérée et féministes, de villes qui pratiquent le municipalisme au delà du bla-bla de Podemos. Il y a un vrai terrain plus amical qu’ailleurs pour des pratiques qui sortent du carcan capitaliste même si d’un autre coté il y a une forte présence des partis politiques indépendantistes libéraux et pro-européens.
Update 26 octobre 2019 : Pour le 13e jour consécutif de protestations, ce 26 octobre 2019, les indépendantistes organisent la plus grande manifestation à Barcelone depuis l’annonce du verdict du procès judiciaire, 350.000 personnes dans les rues, nuit d’émeutes en perspective. Demain les défenseurs de l’unité de l’Espagne manifesteront à leur tour.

Canada : Quelque milliers de francophones ont manifesté samedi 1er décembre 2018 à travers l’Ontario pour protester contre la décision du gouvernement de cette province, la plus riche et la plus peuplée du Canada, d’annuler la construction d’une première université entièrement en langue française. D’autre part, le mouvement des Gilets jaunes s’étend désormais de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada. Un “acte I”, en référence aux événements français, est prévu ce week-end du 12 et 13 janvier 2019 à travers le pays. Le mouvement canadien du gilet jaune va principalement à l’encontre de la Loi fédérale sur les prix de la pollution par les gaz à effet de serre et est favorable aux pipelines. À partir de fin décembre, divers mouvements de protestation portant un gilet jaune ont été observés à travers le pays. Ce mouvement de protestation, connu sous le nom de Yellow Vests Canada, ne poursuit pas les mêmes objectifs que le mouvement français. En janvier 2019, des groupes de manifestants vêtus de gilets jaunes se sont rendus dans au moins 30 villes et villages du Canada.

Centrafrique : Le 10 décembre 2018, une vingtaine de manifestants arborant des gilets jaunes se sont réunis pour dénoncer la remise d’armes par la France à la Centrafrique, à l’occasion de la visite de la ministre des Armées Florence Parly.

Chili : L’état d’urgence a été décrété au Chili et Pinera a instauré le couvre feu. La révolte se généralise à tout le pays, les dernières images qui nous viennent comme celle d’un péage en feu sont impressionnantes et nous rappellent les Gilets Jaunes. La révolte a commencé à cause de l’augmentation du prix du ticket du métro.
Les manifestants/occupants des gares ont commencé par détruire symboliquement les tourniquets et portes d’entrée des métros il y a quelques jours. Le mouvement qui s’appelle “Evade”, qui veut dire “fraude”, appelle tout le monde à frauder et à ne pas payer. “Evadir! No Pagar!”. Les flics (dit los pacos) ont occupé les gares par la suite pour réprimer les manifestants.
Un ras-le-bol général a été déclenché car ce qui est en question n’est pas uniquement le prix du ticket de métro, mais le coup de la vie en général. Malgré la suspension de la hausse des prix des tickets de métro, les manifestations continuent à Santiago, ce lundi 21 octobre 2019.
Update 23 octobre 2019, au moins 15 morts depuis le début de la contestation au Chili. Grave dérive totalitaire du président Sebastian Piñera. Le pays est en roue libre avec des assassinats, des séances de torture et d’humiliation des manifestants. Certains messages sur les réseaux sociaux indiquent qu’il pourrait y avoir bien plus de morts que ceux admis par le gouvernement.Un homme indique que des policiers en civil tuent des manifestants et qu’ils sont ensuite brûlés dans des centres commerciaux.
Update 24 octobre 2019, Selon la Commission interaméricaine de la Déclaration des droits de l’homme (Declaración Universal de los Derechos Humanos – DDHH), 42 personnes auraient été tuées, 12 femmes violées, 121 disparues et des milliers d’autres torturées jusqu’au mardi 22 octobre 2019. “L’Asociación Colegio Médico de Chile” (AMECH), une faculté de médecine professionnelle, crée en 1948, reconnue à l’international, a appelé la communauté locale et internationale à prendre conscience de la gravité et de l’ampleur de la crise sociale au Chili et à affirmer que les morts et les blessés sont bien plus que ceux reconnus par les autorités gouvernementales. Piñera a annoncé un ensemble de mesures visant notamment à améliorer les retraites, à suspendre l’augmentation de 9,2% de l’électricité, à compléter le salaire minimum, à créer une assurance pour l’achat de médicaments et à imposer des taxes plus élevées aux secteurs à revenus. Cependant, les syndicalistes, regroupant au moins 20 organisations d’ouvriers et d’étudiants, demandent au gouvernement de mettre en place un programme social élaboré avec les organisations de base afin de parvenir enfin à une solution à la crise.
Update 28 octobre 2019, Le président Sebastian Pinera a fait face à de nouvelles manifestations lundi 28 octobre 2019 après avoir remplacé huit membres du gouvernement, dont ses ministres de l’Intérieur et des Finances, dans le but de maîtriser la plus grande crise politique depuis le retour de la démocratie au Chili en 1990. Le Chili, premier producteur mondial de cuivre, est depuis longtemps l’une des économies les plus prospères et les plus stables d’Amérique latine, caractérisée par de faibles niveaux de pauvreté et de chômage. Un sondage Cadem (plateforme d’opinion publique au Chili) publié dimanche a révélé que 80% des Chiliens n’ont pas trouvé les propositions de Pinera adéquates, ce qu’il a reconnu dans son discours de ce lundi.

Etats-Unis : Depuis l’élection de Donald Trump, des Antifa s’immiscent un peu partout…

Égypte : Depuis 2013 où le général Sissi a pris le pouvoir par un coup d’Etat en Egypte. Il n’y avait pas eu de manifestations. Elles étaient même interdites. Ces manifestations de septembre font écho à des appels lancés sur les réseaux sociaux, émanant notamment d’un homme d’affaires égyptien en exil, Mohamed Ali qui accuse Sissi de corruption. Toutes les manifestations ont été durement réprimées. Plusieurs arrestations et blessés.

Équateur : Sur fond d’accords du gouvernement avec le FMI, les prix du carburants ont flambé avec des hausses de plus de 120%. Suites aux nombreuses émeutes le gouvernement avait déclaré l’état d’urgence. A quoi la Conaie, la Confédération des Nationalités Indigènes fortement investie dans le soulèvement, a répliqué en déclarant aussi son propre état d’exception, annonçant que les militaires et les policiers qui s’approcheraient des territoires indigènes seraient capturés. Face à la force de l’insurrection le gouvernement n’a eu d’autres choix que de quitter Quito la capitale pour aller se réfugier et par la suite abroger l’augmentation du prix de l’essence. Comme quoi des victoires sont possibles !

France : Le mouvement Gilets Jaunes a commencé par surgir contre l’augmentation de la taxe carburant, le 17 novembre 2018. Quasiment tout de suite après, plusieurs exigences sociales, écologiques et fiscales ont fait irruption. Dans toute la France, on a vu pousser des cabanes sur les ronds points. Devenant à la fois des lieux conviviaux, de débats, d’informations, d’organisation d’actions et de blocages, cette tactique d’occupation a été le cœur du mouvement avec les grosses manifestations chaque samedi (acte 49, ce 19 octobre 2019) qui ont toujours lieu à l’heure actuelle et les assemblées plus portées sur le municipalisme. Les Gilets Jaunes veulent la démocratie directe et la fin de la démocratie représentative.
Au 31 juillet 2019, 860 signalements répertoriés sur Twitter à “allo @Place_Beauvau” par le journaliste indépendant David Dufresne : 315 blessés à la tête, 24 éborgné-es, 5 mains arrachées, 18 blessures à la main, 28 au dos, 75 aux membres supérieurs, 131 aux membres inférieurs, 4 blessures aux parties génitales, 125 blessures non renseignées… 164 intimidations, insultes, entraves à la liberté de la presse, 2 décès #ZinebRedouane et #JusticePourSteve en France, 11 morts en France sur et autour des ronds-points (4 étaient des Gilets Jaunes et 7 des conducteurs de véhicule) et 3 décès en Belgique.
Bilan jaune des victimes au 31/07/19
Update 26 octobre 2019, beaucoup de monde, de forces policières mobilisées et de gaz, ce samedi 26 octobre 2019, dans plusieurs villes de France pour cet acte 50 des Gilets Jaunes : Paris, Dieppe, Toulouse, Bordeaux, Toulon, Nantes, Epinal, Rouen (liste complète à venir) à quelques semaines du 1er anniversaire du mouvement le 17 novembre prochain.

Grèce : La police a affronté des étudiants dans les deux plus grandes villes de Grèce, jeudi 24 octobre 2019, à la suite de grèves et de manifestations de rue contre un projet de révision des règles de l’entreprise par le nouveau gouvernement conservateur. Des affrontements ont également eu lieu lors d’une manifestation étudiante à Thessalonique, dans le nord du pays. Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis souhaite relancer la croissance avec des politiques plus agressives en faveur des entreprises, promettant une croissance de 2,8% l’année prochaine, soit plus haut que les 2,2% prévus par la Commission européenne. Son gouvernement espère également que les réformes contribueront à persuader les créanciers européens d’assouplir les conditions de remboursement des dettes résultant de trois plans de sauvetage internationaux consécutifs. Mais les syndicats affirment que les réformes vont éroder les droits de longue date des travailleurs, notamment le droit de négocier les salaires via des négociations collectives avec les employeurs. Les critiques s’opposent également à l’utilisation accrue des services du secteur privé dans les agences gouvernementales locales et affirment que la valeur des qualifications émanant d’universités gérées par l’État peut être compromise. Les employés municipaux ont poursuivi la grève pendant une deuxième journée, perturbant le ramassage des ordures et d’autres services à Athènes et ailleurs. Plus de 2.000 travailleurs municipaux ont défilé devant le parlement grec. Pendant le rassemblement, certains des organisateurs de la manifestation ont porté un cercueil vide et portaient des masques. Deux autres manifestations pacifiques ont eu lieu plus tard jeudi, avant le vote au parlement du projet de loi, qui devrait être adopté. Environ 5.000 personnes au total ont pris part à des manifestations séparées, organisées par un groupe syndical affilié au Parti communiste et des syndicats principaux.

Guinée : Le président Alpha Condé est soupçonné de vouloir changer la constitution pour briguer un 3e mandats, alors que celle ci n’en prévoit que deux. Le mouvement de protestation a été mortellement réprimé. On compte des dizaines de morts. Et les manifestations ont été interdites. Ce qui n’ pas empéché une nouvelle manifestation monstre en Guinée contre une « présidence à vie » d’Alpha Condé. Étaient-elles, comme le revendiquent les organisateurs, un million de personnes à défiler, jeudi 24 octobre 2019, dans les rues de Conakry ? Impossible à confirmer en l’absence de sources indépendantes et d’un comptage précis mais c’est une marée humaine qui a déferlé, sifflant, criant, riant, vers l’esplanade du stade du 28-Septembre dans la capitale Guinéenne.

Haïti : L’élection de Jovenel Moïse en 2017 avait été reconnue comme « légitime » par les pays alliés, notamment occidentaux… pays aujourd’hui silencieux. La colère a éclaté il y a près de deux mois suite à des scandales de corruptions en lien avec le président Jovenel Moïse. Des entreprises qu’il dirigeait avant son entrée en politique ont été épinglées par la Cour Supérieure des comptes comme étant “au cœur d’un stratagème de détournement de fonds”. La colère populaire s’est accentuée fin août à la suite d’une pénurie de carburants généralisée à travers le pays. Des manifestations réprimées par l’armée, des barrages qui paralysent tout, des pénuries d’électricité et d’eau, des malades qui meurent à la porte de l’hôpital, des écoles qui pour la plupart n’out pas rouvert depuis septembre… Les Haïtiens demandent depuis des mois la démission de leur président Jovenel Moïse, président corrompu et insaisissable dont le cortège ne fait toujours que passer, dont personne ne sait où il dort et dont le dernier discours fin septembre pour demander une « trêve », a été diffusé en pleine nuit, à 2 heures du matin. Depuis plus de deux mois, la population descend dans la rue malgré la répression du pouvoir qui a fait au moins 17 morts et 200 blessés, dans l’indifférence du reste du monde. Une nouvelle manifestation contre Jovenel Moïse s’est tenu dimanche 27 octobre dans la capitale Port-au-Prince, qui a aussi vu une manifestation des policiers, une première du genre dans ce contexte de tensions socio-économiques. Deux personnes sont mortes en marge de ces manifestations.

Hong Kong : Les Hongkongais se sont soulevés contre la loi d’extradition de la Chine qui impliquait que Pékin puisse obtenir le transfert de n’importe qu’elle personne considérée comme opposante au régime, “fugitive” selon leur terme. Des manifestations colossales se sont déroulées. De 1 million, puis 2 millions de personnes. Le 1er juillet, les manifestants envahissent le parlement. Le mouvement très populaire a formulé 5 demandes :
1) L’annulation totale de la loi d’extradition (qui a été suspendue depuis),
2) la libération sans inculpation des manifestants arrêtés,
3) le retrait de la qualification d’émeute des manifestations,
4) une enquête indépendante sur les violences policières et les abus de pouvoir,
5) l’instauration pleine et entière du suffrage universel.
Une sixième demande commence aussi à naitre chez certains : la condamnation, voire la dissolution de la police. Un frontliner explique que beaucoup partent aujourd’hui manifester avec un testament dans la poche. La Chine est l’ennemie viscérale.

Indonésie : Des coalitions se forment face aux menaces qui pèsent sur la démocratie et le pluralisme. Depuis la chute du dictateur indonésien Suharto en 1998, la société civile s’épanouit au sein de la démocratie naissante du pays. Les observateurs ont même commencé à appeler l’Indonésie la nation la plus démocratique d’Asie du Sud-Est. Les plus grandes manifestations ont eu lieu dans la capitale, Jakarta, et dans le centre culturel de Yogyakarta, mais des manifestations importantes ont eu lieu dans presque toutes les grandes villes. Deux étudiants sont morts lors d’affrontements avec les forces de sécurité à Kendari, dans le sud-est de Sulawesi, et trois autres sont morts à Jakarta, blessés après avoir utilisé généreusement du gaz lacrymogène et des canons à eau, malgré le caractère largement pacifique des rassemblements. L’Indonésie à la mi-2019 fait face à une tempête de problèmes. Point crucial, les dernières élections nationales ont eu lieu il y a quelques mois à peine. Le président Joko Widodo, plus connu sous le nom de Jokowi, n’a pas encore été inauguré pour son deuxième mandat – il commence le 20 octobre 2019. Par conséquent, les tensions entre les partisans de Jokowi et celles de son opposant Prabowo Subianto restent intenses, avec des “buzzers” – des médias sociaux les utilisateurs qui seraient payés pour promouvoir leur candidat et faire douter de l’autre – des deux côtés extrêmement actifs, notamment sur Twitter.

Irak : Un mouvement de révolte a commencé début octobre. Les manifestants demandent du travail et de meilleurs services publics. Très vite la répression a été sanglante. On parle de 100 morts et de plus de 4.000 blessés. Même l’armée a admis un usage excessif de la force…
Update 31 octobre 2019, les manifestations antigouvernementales se poursuivent malgré la tentative des forces de sécurité d’y mettre un terme et l’instauration d’un couvre-feu. Les manifestations ont commencé début octobre pour dénoncer la corruption, le chômage et le manque de services. Elles ont été suspendues après que les forces de sécurité aient tiré à balles réelles sur les manifestations, tuant près de 150 personnes. Selon la Commission irakienne des Droits de l’Homme, au moins 100 personnes sont mortes depuis la reprise des manifestations, le 24 octobre dernier.

Israël : Imitant la contestation française, et suite à un appel sur les réseaux sociaux, des centaines de manifestants ont protesté le 14 et le 22 décembre 2018 à Tel Aviv contre l’augmentation du coût de la vie. Les Israéliens ont appris en décembre que les prix des produits alimentaires, de l’électricité, de l’eau ou encore des abonnements téléphoniques, mais aussi les impôts locaux allaient augmenter l’année prochaine, sous l’effet de l’affaiblissement du shekel, la monnaie nationale, par rapport au dollar et à l’euro.

La Réunion : Inspirée d’abord par une taxe quasi banale sur le carburant, elle s’est imposée au fil des semaines, des mois, comme une lame de fond renforcée par des années de frustrations, d’injustices. Elle a libéré la parole de ceux qui avaient pris l’habitude de se taire. Seul territoire d’outre-mer à avoir connu un mouvement de “Gilets Jaunes” fin 2018, pour dénoncer la cherté de la vie et les inégalités sociales. L’île française a été confrontée à une flambée de violences comme elle n’en avait plus connu depuis près de trente ans et qui a largement débordé la question du pouvoir d’achat. Des prix à la consommation jusqu’à 30% plus élevés, 22,8% de taux de chômage à la Réunion contre 9,3% en métropole… La Réunion est le territoire français où il y a le plus d’inégalités.

Liban : Beaucoup appellent à tort le soulèvement populaire qui secoue le Liban depuis le 16 octobre 2019 : “la révolution WhatsApp”. Or, le véritable point de rupture entre les Libanais et leurs dirigeants a été le terrible désastre des incendies qui ont ravagé le pays. La taxe sur WhatsApp ne fut que l’affront de trop. Souvenons-nous. Des feux de forêts se sont déclarés ici et là, que la chaleur étouffante et des vents violents ont transformés en gigantesques incendies. Cette nuit-là fut terrible. Le cri et les larmes d’une journaliste, impuissante face au ravage des flammes et au danger que courraient les habitants, est devenue comme le symbole de la tragédie qui se déroulait en direct. Cette nuit-là, les dirigeants libanais n’ont pas bougé. Comme s’ils n’étaient concernés en rien par ce qui se passait. Au matin, les Libanais ont découvert, ébahis, que les hélicoptères anti-feux de forêts n’avaient pas décollé pour combattre la fournaise. Les responsables qui se succédaient devant les caméras de télévision donnaient chacun une explication différente. Les uns affirmaient que c’était faute de maintenance, et que parce que celle-ci coûtait cher, elle n’a pas eu lieu depuis plus de cinq ans, rendant les hélicoptères inopérants. D’autres c’était parce que les moteurs de ces hélicoptères étaient trop gros, donc inadaptés aux feux de forêts… Encore sous le choc des incendies, les Libanais, abasourdis, se sont vu annoncer avec une légèreté ahurissante, que le gouvernement n’avait rien trouvé de mieux à faire, en ce lendemain de tragédie nationale, que de leur imposer de nouvelles taxes. Dont celle sur WhatsApp. Ce dernier petit coin de gratuité, ce luxe minuscule qu’il leur restait. L’obscénité dans ce qu’elle a de plus obscène. La goutte d’eau proverbiale qui a fait déborder un vase mille fois rempli à ras bord. La nouvelle taxe déguisée aura valu au régime libanais un soulèvement du peuple sans pareil. Malgré l’annonce du ministre des télécommunications de l’abandon de cette taxe, jeudi 17 octobre au soir, les libanais sont restés dans la rue. La taxe sur l’application Whatsapp est arrivée sur une colère déjà grandissante des libanais envers le pouvoir, notamment après la très mauvaise gestion des incendies ayant ravagé habitations, villes, forêts, dont des cèdres millénaires, ces derniers jours.
Des centaines de milliers de personnes manifestent, de Beyrouth à Tripoli, de Saïda à Nabatleh, sans oublier la région de Baalbeck. Vendredi 18 octobre, de nombreuses routes étaient coupées pour empêcher les rassemblements, la capitale était inaccessible et la place des Martyrs à Beyrouth a été occupée toute la nuit essentiellement par des jeunes. Depuis des dizaines de milliers de Libanais ont protesté, réclamant de meilleures conditions de vie et l’éviction de politiciens qui ont longtemps monopolisé le pouvoir et l’influence, y compris au Sud-Liban, un bastion du puissant mouvement du Hezbollah. Même dans la ville méridionale de Tyr, où le Hezbollah et son affilié politique, le Mouvement Amal, dominent, de grandes manifestations ont eu lieu contre la situation économique désastreuse du Liban.
Update 27 octobre 2019 : Le bras de fer entre la rue et le pouvoir s’est prolongé samedi 26 octobre 019 au Liban, avec des risques de dérapage soulignés par une montée de la tension entre l’armée et les manifestants après une démonstration de force du Hezbollah pro-iranien. Plusieurs axes routiers reliant Beyrouth au reste du pays étaient toujours bloqués ce samedi, prolongeant la paralysie du pays dont les banques, les écoles et les universités sont fermées. Malgré les heurts, des dizaines de milliers de personnes sont restées dans la rue, criant, chantant et agitant les drapeaux du Liban frappés d’un cèdre vert. A Tripoli, à Beyrouth ou dans le Sud, les slogans phares sont restés inchangés depuis dix jours : “Révolution, révolution !”, “Tous, cela veut dire tous !”, “Le peuple veut la chute du régime”…
A Tripoli, à Beyrouth ou dans le Sud, les slogans phares sont restés inchangés depuis dix jours: “Révolution, révolution !”, “Tous, cela veut dire tous !”, “Le peuple veut la chute du régime”…

Libye : Les manifestations se sont poursuivies vendredi 18 octobre 2019 sur la place des Martyrs à Tripoli, en rejetant le régime militaire et en condamnant l’agression lancée par Haftar contre la capitale, le dernier en date étant l’attentat à la bombe contre le quartier d’Al-Furnaj, qui a tué trois enfants d’une même famille et laissé leur mère. et la soeur de trois ans dans une situation critique.

Mali : En quelques années, le Mali a fait face à un coup d’État militaire, à une rébellion sécessionniste, à une intervention militaire occidentale et à plusieurs attaques terroristes majeures. Dans la région du lac Tchad, Boko Haram tente de faire revivre un émirat, tuant des milliers de personnes et forçant des centaines de milliers d’autres à fuir vers les pays voisins. Le Delta Intérieur du Niger au Mali, le sud du Nigéria, le Liptako-Gourma entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso et la région frontalière entre le Nigéria et le Cameroun sont les plus touchés par des conflits de longue durée. Le Ghana et la Guinée connaissent aussi des conflits locaux.
17 octobre 2019 : Cartographie de la géographie de la violence politique en Afrique du Nord et de l’Ouest

Panama : Des manifestations violentes ont été signalées à Panama City le mercredi 30 octobre 2019, au cours desquelles des groupes ont exprimé leur opposition aux réformes constitutionnelles proposées. Des étudiants de l’Université du Panama, des syndicats et des organisations sociales ont participé à des manifestations, dont certaines se sont déroulées près de l’Assemblée nationale, ainsi que dans d’autres rues de la ville. La police s’est heurtée aux manifestants, a utilisé du gaz lacrymogène et en a arrêté au moins 40. Les réformes constitutionnelles proposées par le gouvernement sont nombreuses. Ils cherchent à créer une Cour constitutionnelle et à donner plus de pouvoir au Congrès en lui permettant de voter le budget national, de fixer ses propres salaires et de superviser les enquêtes des juges et des procureurs. En outre, des propositions visent à limiter la réélection des députés et la gestion des fonds en raison de nombreux scandales de corruption. La privatisation de l’enseignement supérieur est également un problème.

Papouasie Nouvelle Guinée : La Papouasie connait ses plus violentes émeutes depuis des décennies. Les Papous considères les indonésiens comme des colons sur leur sol et les accusent de contrôler l’économie locale. Les émeutes ont repris de plus belle, mi-août suite à des remarques racistes à l’égard d’étudiants papous. La Papouasie, cette province d’Indonésie s’est déclarée indépendante en 1961, mais ne l’entendant pas de cette oreille, le pouvoir indonésien en a repris le contrôle dès 1963.

Pays-Bas : Depuis le 1er décembre 2018, les Pays-Bas connaissent aussi leur émanation des Gilets Jaunes, avec quelques centaines de personnes réunies à Amsterdam, la Haye et, le 15 décembre 2018, à Rotterdam, pour réclamer la démission du Premier ministre de droite libérale, Mark Rutte. Les agriculteurs se révoltent également, “Le fossé entre les plus riches et les plus pauvres est de plus en plus grand. Je touche une pension de 640 euros par mois et je dois vivre avec ça, payer mon loyer. Pour me nourrir, je suis obligé d’aller à la banque alimentaire”, a déclaré à RFI un retraité qui a manifesté.Le gouvernement est prêt à fermer des fermes dans le but de contrôler les émissions de NO2 et de CO2. Quatrième jour de protestations des agriculteurs. Les manifestations des agriculteurs prennent des formes de plus en plus lumineuses. Et au berceau de la manifestation se trouve Farmers Defence Force, un jeune mouvement en plein essor qui refuse d’ajouter de l’eau au vin. e logo de Farmers Defence Force (FDF) est frappant: un blason bleu sur lequel sont représentées deux fourches jaunes. Les fourches, en particulier, donnent l’idée que les agriculteurs ne se laissent pas avoir. Lundi 14 octobre 2019, 35.000 agriculteurs ont à nouveau répondu massivement à l’appel de l’organisation d’agriculteurs LTO Noord à manifester. Y compris à Groningue, Assen, Zwolle, Arnhem…

Pérou : Des manifestants se sont réunis mardi 1er octobre 2019 à Lima, capitale du Pérou, alors que le pays était plongé dans l’incertitude politique après la décision du président Martin Vizcarra de dissoudre le congrès, incitant les législateurs rebelles à le suspendre et à en nommer un autre.
Dans un message télévisé à la nation lundi, Vizcarra a annoncé la dissolution du congrès du pays et appelé à la tenue de nouvelles élections parlementaires dans quatre mois. Le président du Congrès, Pedro Olaechea, a réagi en déclarant le renvoi provisoire de Vizcarra, alléguant une “incapacité morale” et en accusant Vizcarra de “briser l’ordre constitutionnel”. Après l’annonce de M. Olaechea, la vice-présidente, Mercedes Araoz, a prêté serment comme président lundi soir, laissant le pays sud-américain aux prises avec un conflit entre le législatif et l’exécutif.

Rojava : Situation inverse au Rojava situé au nord est de la Syrie. Là, c’est un territoire qui subi une guerre. Mais comment ne pas en parler alors que les promesses démocratiques et progressistes de cette région autonome sont grandes. Depuis le 9 octobre, la Turquie bombarde tous les peuples situés au sud de sa frontière. On parle même de génocide, de nettoyage ethnique. Alors que le Rojava expérimente une démocratie directe et que ses habitants ont donné des milliers de vies pour vaincre Daech, les Etats occidentaux ont préféré lui tourner le dos. La situation est si désespérée pour les Kurdes, qu’ils ont accepté par le biais du YPG (unité de défense armée) un marché avec le boucher Bachar Al Assad pour se défendre contre l’invasion turque, préférant le “compromis plutôt que le génocide.”

Royaume-Uni : Crise du Brexit (en anglais British exit from the European Union) entamée à la suite du référendum du 23 juin 2016 qui a vu la victoire du camp désirant quitter l’UE à 51,9%. Il se réfère aujourd’hui à l’accord et/ou à l’absence d’accord sur l’accord de retrait négocié avec la procédure de retrait entamée le 29 mars 2017 par la notification de l’article 50 du traité sur l’Union Européenne, qui sans délai supplémentaire, aboutirait à un retrait effectif deux ans plus tard, le 29 mars 2019, date prorogée à de multiples reprises, et actuellement fixée au 31 octobre 2019 en cas d’accord ou de no deal, avec en cas d’accord une obligation légale de demander que le Brexit ait lieu le 31 janvier 2020, selon le Letwin amendment voté par 322 voix contre 306, ou à une autre date en cas d’absence d’accord selon une autre loi britannique. Un Brexit entraînerait d’autres pays européens à quitter l’UE !

Soudan : Commencé fin décembre 2018, les protestations dénonçaient le coût de la vie trop chère. Peu de politiques et de médias ont évoqué “le fait que pour la première fois, il s’agissait d’un mouvement civil qui refuse la charia et qui rejette en bloc les idéologies islamistes qui ont fait tant de mal à la région” (Hind Meddeb). En mai, une vidéo qui liait les révoltes entamées en Algérie, Soudan et Hong Kong, un manifestant soudanais interviewé disait. “On veut des changements, et on veut que ces changements viennent de la base”. Aussi nous avions constaté qu’une femme charismatique était devenue un symbole de la lutte et enflammait son auditoire par des chants révolutionnaires. Alors que la population poussait pour établir une constitution démocratique, la révolution soudanaise a été volée par les militaires qui ont exercé des attaques barbares au courant du mois de juin. Depuis un mouvement de transition est en place et s’assoie complétement sur les revendications. Des massacres sont même revendiqués par des militaires.

Tunisie : En référence à la couleur de leur drapeau, un groupe de Tunisiens a appelé le 14 décembre 2018 à une mobilisation de “gilets rouges” pour réclamer “une vie digne pour les retraités, une véritable stratégie pour l’emploi, une augmentation du Smic à 600 dinars (178 euros contre 450 dinars actuellement) et une diminution des prix de première nécessité”.

Uruguay : Des scènes d’environ 55.000 personnes marchant dans Montevideo le 22 octobre 2019 ont amené certains à demander si le pays allait devenir le dernier exemple d’agitation sociale en Amérique latine, à la suite de manifestations massives en Bolivie, au Chili, en Équateur et en Haïti. Alors que les citoyens de la région protestaient contre leurs gouvernements, ceux de l’Uruguay s’opposaient à une proposition de réforme de la sécurité. Les marcheurs étaient descendus dans les rues pour s’opposer à une réforme constitutionnelle qui sera votée lorsque l’Uruguay votera pour un nouveau président le 27 octobre 2019. La réforme modifierait les politiques de sécurité du pays après des années de montée de la criminalité. Le changement proposé le plus controversé est la création d’une garde nationale composée de soldats qui assisterait la police en matière de sécurité publique. La réforme rendrait également certaines peines de prison plus sévères et légaliserait les descentes de nuit, qui sont actuellement illégales.

Vénézuela : En février 2018, Maduro a appelé à l’élection présidentielle quatre mois avant la date prescrite. Il a été déclaré vainqueur en mai 2018 après l’interdiction de participer à plusieurs grands partis d’opposition, entre autres irrégularités. Beaucoup ont dit que les élections n’étaient pas valides.La crise présidentielle vénézuélienne de 2019 a pris son essor lorsque l’Assemblée nationale a déclaré que les résultats de l’élection présidentielle de mai 2018 étaient invalides et a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Juan Guaidó, président par intérim, en invoquant plusieurs clauses de la Constitution vénézuélienne de 1999.

source originale  Le monde veut la chute du régime, 20 octobre 2019, complétée avec des références manquantes

Sylvie FOURCADE

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