Spirituality

L’existence de l’âme expliquée par la science et la physique

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Entretien avec Philippe Guillemant, ingénieur physicien français diplômé de l’École Centrale Paris et de l’Institut de Physique du Globe.

La définition de l’âme ? On attribue à l’âme quatre caractéristiques :

  • d’une part quelque chose qui ne ressort pas de la mécanique,
  • quelque chose qui est capable de nous maintenir en vie, c’est-à-dire que sans âme le corps meurt rapidement,
  • quelque chose qui survit après la mort,
  • et quelque chose qui est immatériel.

Ves quatre caractéristiques la définissent bien l’âme, mais la question est de savoir est-ce que la physique peut répondre face à ces quatre caractéristiques, à ce qu’elle peut nous donner des informations qui seraient en faveur ou pas de l’existence de l’âme .

Si on considère la première caractéristique “est-ce qu’il peut exister quelque chose qui est non exclusivement mécanique”, la réponse est oui puisque la physique a mis en lumière ce qu’on appelle l’indéterminisme. Un déterminisme qui est aujourd’hui valable non seulement à l’échelle quantique, mais également à l’échelle macroscopique. Alors, comment définir l’indéterminisme ? C’est le fait que nous vivons dans une réalité et que la mécanique ne suffit pas à déterminer le cours des événements. On a besoin d’informations complémentaires pour déterminer le cours des événements. C’est vrai à l’échelle quantique. On sait aujourd’hui que c’est vrai même à l’échelle macroscopique à travers la notion du multivers et c’est aussi vrai à l’échelle humaine, à notre échelle parce que la mécanique est incomplète pour déterminer le cours des événements et il faut rajouter 6 dimensions supplémentaires d’information dont on ne connaît pas les lois. Pour la première caractéristique de l’âme, la science et la physique répond oui ceux-ci existent.

Le deuxième aspect, est-ce que la science nous montre quelque chose qui ne reçoit donc pas de la mécanique qui est capable de maintenir l’entropie du vivant faible. Quelque chose qui est capable de nous maintenir en vie. La science répond à nouveau oui à la question, cette chose existe, mais on ne sait pas ce que c’est. Pourquoi ? Parce qu’il a été mis en évidence en biologie que les systèmes vivants étaient capables de maintenir une entropie faible ,c’est-à-dire de rester ordonné durablement et même de se débarrasser de leur entropie ou de se débarrasser de leurs désordres. On appelle n le principe même MEP (Maximu Entropy Production). C’est-à-dire que les êtres vivants respectent un principe qui est de se débarrasser de leur entropie, de leurs désordres pour rester en vie. On a même fait croire avec ce principe un peu comme l’effet placebo que c’était compris alors que c’est totalement inexpliqué parce que la physique nous dit exactement le contraire. La physique nous dit que n’importe quel système complexe va naturellement évolué faire le désordre. On observe dans la nature qu’il existe des systèmes vivants qui font exactement le contraire est donc là encore il y a quelque chose de totalement inexpliqué.

La troisième caractéristique qui devait être quelque chose d’immatériel. Est-ce que quelque chose d’immatériel peut exister ? La réponse est là encore oui puisqu’on s’est aperçu que le vide qui est immatériel par définition est plein d’énergie et pourrait même contenir quasi infiniment plus d’informations que notre réalité faite de matières. Notre réalité d’ailleurs. La matière même n’existe pas réellement tel qu’on la perçoit et quand on fouille bien les choses, on s’aperçoit qu’il s’agit de vibrations. Toujours est-il que l’immatériel existe, que les informations extérieures à l’espace temps et à la matière existent. On ne sait pas ce que c’est, mais c’est une troisième fois, une troisième réponse oui.

La quatrième caractéristique de l’âme, elle survit après la mort. Alors est-ce qu’il est possible que quelque chose en physique survive après la mort ? La réponse est oui et en particulier lorsqu’il s’agit d’informations quantiques en l’occurrence. La conscience a beaucoup énormément de raison aujourd’hui de penser que la conscience est faite d’informations quantiques. Notre très grand physicien, l’un des plus grands physiciens la planète, Roger Penrose a proposé une théorie à ce sujet qu’on appelle le modèle Orch-OR (orchestrated objective reduction). Il attribue à la conscience une anthologie quantique et on sait que l’information quantique est quelque chose qui est en dehors de l’espace et du temps. C’est-à-dire que le passage du temps n’a aucun effet sur l’information quantique. Et au contraire, on sait que la formation quantique est quelque chose qui se conserve quoiqu’il arrive.

En résumé, la science en général et la physique en particulier répondent oui à chacune des caractéristiques de l’amont.

Philippe Guillemant est un ingénieur physicien français diplômé de l’École Centrale Paris et de l’Institut de Physique du Globe. Il est Docteur en Physique et Habilité à Diriger des Recherches. Il exerce son activité au CNRS (UMR 7343, laboratoire IUSTI de Polytech’ Marseille) où il est Ingénieur de Recherche Hors Classe.

Spécialiste d’intelligence artificielle, ses travaux ont débouché sur la création de deux entreprises innovantes licenciées par le CNRS: Synapsys et Uratek, qui lui ont valu plusieurs distinctions, dont le Cristal du CNRS.

Jusqu’en 2010, ses brevets, réalisations et publications ont porté essentiellement sur des méthodes de traitement de l’information dérivées de la théorie du chaos, qu’il a appliqué à la reconnaissance de formes, à l’analyse des mouvements des yeux, à la caractérisation de l’activité cérébrale électroencéphalographique – EEG (calcul du niveau d’éveil) et à la conception de réseaux de neurones.

Il mène aujourd’hui une recherche fondamentale en physique de l’information qui vise à réviser notre conception de l’espace-temps en lui octroyant une flexibilité par commutation de lignes d’univers à l’aide de dimensions supplémentaires, via la mécanique classique. Il s’agit de prendre en compte la présence inévitable à toute échelle de bifurcations imposant des choix non causaux, c’est-à-dire impliquant l’entrée d’informations futures ou extérieures à notre espace-temps 4D. Voir à ce sujet ses deux dernières conférences scientifiques (“Colloque interdisciplinaire “L’ère du temps” à Nice 2018 (voir les vidéos sur le site du colloque), Colloque “Consciousness under the spotlight of science” à Strasbourg 2018) et ses deux récentes publications dans Annals of Physics, ainsi que les arguments qui doivent conduire les physiciens à prendre au sérieux la théorie d’une influence du futur, revendiquée par d’illustres physiciens tels que Yakir Aharonov ou Holger Bech Nielsen, entre autres… sans oublier feu Olivier Costa de Beauregard, le “père” de la rétrocausalité.

Il est l’auteur de la théorie de la double causalité (ou de l’espace-temps flexible), un modèle de création de la réalité fondé sur le libre arbitre via la rétrocausalité, présentée dans ses trois livres “La Route du Temps” (Le Temps Présent, 2010 & 2014 & 2020), “La Physique de la Conscience” (Trédaniel, 2015) et “Le pic de l’esprit : Une randonnée initiatique dans le territoire de la pensée” (Trédaniel, 2017), mais aussi synthétisé et mis en scène dans le film documentaire de Jean-Yves Bilien “La Route de la Conscience” (Big Bang Boum films, 2015), BA ci-dessous. Ce modèle conduit, entre autres choses, à une explication rationnelle de la synchronicité qui débouche sur un véritable « pont » entre la Science et la Spiritualité.

L’existence de l’âme expliquée par la science avec Philippe Guillemant, 29 juillet 2019

Philippe Guillemant – La Route de la Conscience (Bande-Annonce) – Un film de Jean-Yves Bilien, 16 septembre 2015
Documentaire 56m, en location 5,90€ ou en DVD 22€ sur Films et Documentaires
Philippe Guillemant est surtout connu pour être l’auteur d’une théorie de l’espace-temps flexible qui explique le phénomène de synchronicité par une influence du futur sur le présent. Cette théorie ouvre un véritable pont entre la science et la spiritualité, via un modèle physique de la conscience. Elle révèle le lien fondamental entre la conscience et la gravité ainsi que la différence cruciale entre le cerveau et la mémoire.
En prenant appui sur les résultats les plus indiscutables de la physique moderne, Philippe Guillemant nous explique dans ce film pourquoi la conscience doit obligatoirement faire son entrée en physique moderne. Il illustre ensuite pour la première fois via une animation vidéo les aspects dynamiques de son modèle de l’espace-temps, en liaison avec les changements du futur. Il définit enfin l’âme – véhicule immatériel de la conscience – comme un ensemble cybernétique de six centres d’informations situés hors du temps, répartis dans deux densités du vide: celles du moi conscient et du soi subconscient.
On apprend que tout a commencé pour l’auteur, suite à la lecture du livre « dialogues avec l’Ange », par une expérimentation consistant à se connecter à cette densité oubliée de l’âme – le soi – qui ouvre les canaux de l’intuition, de la foi ou de la joie. C’est ainsi qu’est né son œuvre littéraire, parachevée par ce film qui en offre la synthèse, augmentée de révélations inédites et ponctuées de randonnées dans le territoire d’une majestueuse beauté que constitue la réserve géologique de Haute Provence.

Sylvie FOURCADE

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